PAKISTAN : La plus grande ville dévore son littoral… et ses mangroves
FRANÇAIS :
Un reportage réalisé pour le magazine Socialter, avec Ondine de Gaulle.
À Karachi, les mangroves bordent les quartiers de pêcheurs, s’étendent entre les zones industrielles et résistent à l’expansion d’une mégalopole qui gagne du terrain sur la mer.
Dans les faubourgs de Rehri Goth et de Machar Colony, elles font partie du quotidien. On y pêche, on y circule en bateau et on y prélève du bois pour cuisiner ou nourrir le bétail. Mais déchets, eaux usées, activités industrielles et pression foncière fragilisent cet écosystème essentiel au littoral.
Pourtant, les mangroves connaissent aussi une spectaculaire dynamique de restauration. Les autorités pakistanaises ont mené d’importants programmes de replantation, tandis qu’une nouvelle génération de militants, comme Almas Kasmani, s’engage à son tour pour les préserver.
À Karachi, cette volonté de conservation se heurte cependant à l’expansion urbaine et aux grands projets immobiliers qui transforment le littoral. La mangrove devient alors à la fois un écosystème à protéger, une ressource pour les populations locales, un outil de lutte contre le changement climatique et un nouvel actif économique à travers les crédits carbone.
Entre subsistance, conservation et spéculation, les mangroves de Karachi sont devenues un territoire disputé, au croisement des enjeux sociaux, économiques et climatiques.
Le reportage entier est à lire sur le site de Socialter.
A reportage produced for Socialter magazine, in collaboration with Ondine de Gaulle.
In Karachi, mangroves border fishing communities, stretch between industrial zones and hold their ground against a sprawling metropolis steadily encroaching on the sea.
In the outskirts of Rehri Goth and Machar Colony, mangroves are part of everyday life. People fish among them, travel by boat and collect wood for cooking and livestock. But plastic waste, untreated wastewater, industrial pollution and growing pressure from real estate development are putting this fragile ecosystem under increasing strain.
At the same time, significant efforts are being made to restore the mangroves. Pakistani authorities have implemented large-scale reforestation programmes, while a new generation of environmental activists, including Almas Kasmani, is working to protect and restore degraded areas.
Yet these conservation efforts are taking place alongside rapid urban expansion and major real estate projects reshaping Karachi’s coastline. Mangroves have become both an ecosystem to protect and a resource to be managed, restored and increasingly valued through carbon-credit schemes.
Caught between local livelihoods, conservation efforts and real estate development, Karachi’s mangroves have become a contested territory, reflecting the wider social, economic and environmental tensions shaping the city.
Read the full story on Socialter.





